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Affiches cinématographiques

QUELQUES FILMS

 

Association Edwige Feuillère  

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Une grande actrice

lucrceborgia.jpgElle se consacre ensuite essentiellement au théâtre qu'elle n'avait jamais vraiment quitté. En effet, dès 1931 elle est sur les planches à la Comédie Française, où elle  jouera une série de rôles, Marivaux, Musset, Beaumarchais, mais elle n'est pas comblée et démissionne. Elle joue sur les boulevards "Mon crime"*de Louis Verneuil au théâtre des Variétés, fait une tournée en 1934 avec "Le Bonheur" de Bernstein, "La Parisienne" de Becque en 1937/1938, et puis vient le rôle tant attendu et si digne de cette comédienne élégante et pathétique, elle donne au rôle de Marguerite Gauthier dans "La Dame aux Camélias"
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Bienvenue sur le site de l'association Les Amis d'Edwige Feuillère

L'Association a pour vocation de perpétuer la mémoire de la très grande artiste de théâtre et de cinéma que fut Edwige Feuillère entre 1932 et 1992, soixante ans d'une magnifique carrière nous autorisent à lui décerner  le titre de Grande Actrice du XXe siècle.

 "La Parole est ailée, le Geste ne laisse pas de traces"     Théophile Gauthier

ptladuchessedelangeais.jpgEdwige-Louise-Caroline Cunati est née à Vesoul le 29 Octobre 1907, son père, Guy Cunati, est un ingénieur d'origine italienne, sa mère, Berthe Koenig, alsacienne, protestante. La famille, déménage à Dijon lorsque la petite fille a 3 ans. Lors du premier conflit mondial, elle part en Italie, chez sa grand-mère paternelle, Nonna Carolina, elle va y vivre ses premières émotions, ses premières fugues.
La famille revient à Dijon en 1917, son père étant au front, elle vit seule avec sa mère dont elle se sent responsable. Elle brille lors des fêtes de fin d'année à l'école, dans ses premiers rôles, son jeune talent est alors reconnu par ses camarades. Elle entre au conservatoire de Dijon et obtient le 30 Juin 1928 un premier prix de comédie et de tragédie dans la classe de Monsieur Viardot.
Le 30 Septembre 1928, elle arrive, seule à Paris, avec une lettre de recommandation du député-maire de Dijon, Maître Gaston Gérard, ami de son père ; pour l'Union Chrétienne des Jeunes filles, rue de Naples, elle vivra dans ce foyer et s'inscrit au Conservatoire, elle y reste de 1928 à 1931 (le 30 Juin), date à laquelle elle reçoit un premier prix avec "La Parisienne" d'Henry Becque, son passage dans les classes de Raphaël Duflos et George Leroy aura marqué les esprits par sa grande présence et sa maîtrise de la scène. Elle a épousé, entre-temps, Pierre Feuillère, élève du concervatoire, et comédien. Cette union se défait;  Edwige Feuillère étant appelée sous les cieux cinématographiques.

edwige-feuillereElle tourne une série de petits films pour la Paramount entre 1931 et 1934, fait une tournée en Egypte qui sera décisive dans son choix de quitter la Comédie Française où elle sera restée entre 1931 et 1933.  En 1935, Abel Gance lui offre le rôle de Lucrèce Borgia* qui la propulse au rang de "vedette", terme qu'elle n'affectionnait pas particulièrement. Ce qui lui permet néanmoins de tourner des films entre 1935 et 1974, notamment "Sans Lendemain" de Max ophuls en 1939,"De Mayerling à Sarajevo" en 1939/1940 du même metteur en scène, "La Duchesse de Langeais" en 1941 avec des dialogues de Jean Giraudoux. Pendant l'occupation elle tourne en 1941 "Mam'zelle Bonaparte" sous la pression concernant sa vie privée, elle est une merveilleuse et drôle "Honorable Catherine" pour Marcel l'Herbier en 1942, "l'Idiot"* de Dostoïevsky avec Gérard Philipe en 1946. Elle tourne en Angleterre  "Woman Hater"  "Le Misogyne" de Terence Young en 1948.

Elle tournera dans les années 1950 avec Claude-Autant Lara, Raymond Bernard, Christian Jaque... Notamment "Le Blé en Herbe" en 1954 de Claude Autant-Lara d'après un roman de Colette, et "En cas de Malheur" du même metteur en scène avec Jean Gabin et Brigitte bardot en 1958. En 1974 Patrice Chéreau lui offre un  beau rôle de composition pour "La Chair de l'Orchidée" avec Charlotte Rampling et Simone Signoret.



 
Le Théâtre Edwige Feuillère

Situé en plein coeur de la ville, bordant la place Pierre Rénet, épicentre de multiples animations, le théatre Edwige Feuillère appelé aussi le ThèV, vit une renaissance, il est désormais magnifiquement rénové. La Maison des Arts et des Loisirs créée en 1977, il y a tout juste 30 ans, est devenue :
Théatre Edwige Feuillère le 3 janvier 1983 inauguré par l'actrice elle-même.
Le portant au rang des plus grandes scènes de l'Est de la France, ses 350 m² d'espace scénique proposent au public ( 700 places) une programmation de grande qualité, au sein de laquelle s'alternent tournées nationales et créations plus locales, que le théatre co-produit.
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ,directrice du thèatre, avec la complicité de Denis ROLL l'adjoint à la culture, a réussi la délicate alchimie d'une programmation mêlant à la fois la comédie, le chant, la danse, l'art dramatique et la musique.

Le Festival Jacques Brel (6e édition) et son concours des Jeunes Talents de la Chanson Francophone a désormais une renommée au niveau national et nous souhaitons que chaque année il soit un rendez-vous de qualité pour les artistes et le public.
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Lettre d'acceptation d'Edwige Feuillère à l'Éditeur

edwige feuillereJ'ai enfin l'occasion de parler après si longtemps. Me voici revenue au temps de mon enfance: Les Feux de la Mémoire sont prêts à briller de nouveau. La reprise de La Folle de Chaillot à l'Athénée a fait ressortir la petite Caroline Cunati qui sommeillait en moi depuis tant d'années, depuis le 30 septembre 1928. Ce jour là, quand je débarquai du train à Paris, décidée à gagner ma vie, seule, sans ami, mon enfance était bien derrière moi. Cette Aurélie, comtesse de Chaillot, philosophe au coeur d'enfant, a fait vibrer en moi tous les accents de ma jeunesse éparpillée entre Vesoul, l'Italie de la grande guerre et l'école de Dijon. J'ai envie de parler à cette nouvelle génération de ma vie si riche et pleine de bonheurs. Vous savez, les honneurs sont faits pour s'en montrer digne: je dois beaucoup aux rencontres qui ont jalonné mon parcours professionnel et privé.

                                                                                                  À bientôt vous lire, 

                                                                                                  Edwige Feuillère